Les équipes mobiles en psychiatrie et le travail de disponibilité

Lise Demailly, olivier Dembinski, Catherine Déchamp-Le Roux

2014

Collection : L'Offre de soins en psychiatrie

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ISBN : 978-2-7420-1103-2

128 pages

Spécialité : Psychiatrie

Ouvrage publié en : Français

Format : 17 x 24 cm






Luc Robert | Dimanche 16 Février 2014 17:17 | Commentaires (2)

La table ronde de ce 12 février avait pour thème « en quoi et comment les Technologies de l’Information et de la communication ( TIC ) favorisent la démocratie sanitaire ?


Colloque TIC Santé - Billet n°2
La table ronde de ce 12 février avait pour thème « en quoi et comment les Technologies de l’Information et de la communication ( TIC ) favorisent la démocratie sanitaire ?"

Précisons que ce débat était animé par Dominique Lehalle, journaliste e-santé.

Cette question est importante et nécessite de prendre en compte l’ensemble des paramètres et surtout de voir comment répondre aux attentes de chacun et de veiller à la promotion des options de santé publique. 

Giovanna Marisco, responsable de la plateforme Cancer Contribution de l’association Cancer Campus, exprime la crainte des médecins, des professionnels de la santé face aux réseaux des patients ; pour les médecins, le patient lui appartient ; le professionnel craint aussi que le patient lui exprime moins sa satisfaction. En parallèle, du dossier médical sécurisé, il devrait y avoir un espace pour des commentaires et échanges. Ces lieux permettraient de déposer des infos, de dynamiser un espace de paroles pour le patient qui doit être considéré comme «  un expert ».
Les patients sont insuffisamment informés ; prenons par exemple la difficulté d’obtenir un devis chirurgical, quand on l’obtient comment l’analyser. Il serait utile de connaître le taux d’infections, le point des maladies nosocomiales et aussi connaître le nombre d’interventions pratiquées afin de « garantir » la bonne maîtrise des gestes et donc la meilleure situation de réussite.
Quand on pense qu’à Paris, c’est la région qui présente le plus de spécialistes, donc une possible concurrence mais ce qui est constaté c’est la pratique de prix plus élevée que dans d’autres régions, c’est un phénomène qui va à l’encontre de la concurrence.IL est important de faire « sauter » les tabouts des dépense comme celle des antibiotiques et aussi les dépenses différentes entre les praticiens et ce pour une même pathologie. Les patients devraient disposer de ces informations et pourraient choisir en connaissance de cause.


Nicolas Peju, directeur de la démocratie sanitaire, de la communication et des affaires publiques à l’ ARS ile de France, affirme que les citoyens ne manquent pas d’ informations, ils en ont trop. Notre souhait, dit-il, c’est de voir comment nous pouvons offrir aux franciliens l’aide nécessaire pour trouver
l’information de référence, une information lisible qui ait un impact sur la santé.
Nous devons aider les gens à s’orienter dans le monde de la santé. Nous devons renverser la logique de l’information en demandant aux citoyens leurs besoins pour y répondre au mieux.
La règle doit être la proximité, l’information doit être organisée pour être proche et à partir du patient.
Nous travaillons sur le parcours de santé permettant au citoyen de s’y retrouver, d être guidé dans sa quête de rester en bonne santé. Nous devons faire en sorte que l’information arrive au bon moment pour des questions posées par le patient.


Ensuite, Alexandre Biosse-Duplan, chef de projet Relation avec les Associations de patients et d’Usagers à la Haute Autorité de la Santé ( HAS), nous parle de Scopsanté, nouveau site mis en ligne par la Haute Autorité de santé répertorie 5500 établissements de soin sur toute la France.
Un Français sur deux cherche déjà des informations santé sur la Toile. Il peut désormais y choisir l’hôpital dans lequel il va se faire opérer. La Haute Autorité de la santé (HAS) a annoncé le 28 novembre 2013, la mise en ligne de Scope santé, un site qui permet de comparer plusieurs établissements de santé en passant par 35 critères.

Ces 5 500 hôpitaux et cliniques répertoriés avec comme  « objectif d’offrir au grand public une information fiable, actualisée, accessible, pédagogique et contextualisée afin que l’usager soit acteur de sa démarche de soins et qu’il puisse échanger avec un professionnel de santé », voilà ce que la HAS écrit dans son communiqué.
Le périmètre de Scopesanté traite des institutions de santé avec les données publiques.C’est un véritable GPS des institutions de soins, ceci change l’esprit car il est question d’inviter, d’inciter les patients et les praticiens à se rejoindre, à poursuivre le même objectif. Ce qui manque en ce moment ce sont des infos tarifaires mais ce site est un fameux progrès car jusqu’à présent la HAS n’avait pas accès aux infos de santé publique connues des ministères concernés.
Des échanges des participants, je pointerais celle-ci : il y a en France plus de 350.000 personnes âgées qui prennent 10 à 15 médicaments par jour, il serait important que les patients aient les infos qui leur permettent de choisir « le médecin » qui prescrit moins de médicaments et pourquoi les  services de santé français ne mènent pas des actions concrètes préventives pour éviter « ces abus » de prescriptions.
Une question posée va dans le sens de créer des données accessibles à tous, pourquoi ne pas plaider pour le partage de toutes les informations disponibles, pourquoi ne pas créer un service Opendata permettant aux patients et au professionnel de disposer du maximum d’informations officielles et porteuses pour une gestion plus active et intégrée de la santé.
En conclusion, nous pouvons affirmer que nous sommes à l’aube d’une évolution vers un partage des infos, vers une démocratie plus active sanitaire et ce en supprimant certains tabous liés à la connaissance.

Dans cette progression, si nous pensons que des avancées doivent être réalisées, elles doivent s’inscrire dans une volonté de donner des informations correctes, sensées qui tiennent compte des progrès en médecine.
Aucun professionnel ne doit au nom de son corporatisme tenir, retenir les infos utiles pour « le bien être » de santé publique…wait and see.
J.Bellon


Luc Robert | Jeudi 13 Février 2014 08:29 | Commentaires (0)

Ce 12 et 13 février 2014 se tient à Paris à l’institut Mutualiste Montsouris le colloque TIC Santé consacré aux 10 ans d’innovations en e-santé et e-formation et aussi dans 10 ans …quelles perspectives ?


Colloque TIC Santé - Billet n°1

 10 ans d’innovations en e-santé et e-formation et aussi dans 10 ans …quelles perspectives ?



Nous avons eu dans le passé avec Formaticsanté des collaborations et des participations régulières
à Nîmes lors de leurs journées de colloque.

Vu l’ampleur de cet événement et du programme présenté, nous avons pensé qu’il était utile que SIXI soit présent ; voici un premier billet.

Lisette Cazellet , présidente de Formaticsante introduit les journées et donne un message enthousiasme sur le programme; les participants lui font une ovation soutenue.

En introduction à cette première journée, Christophe Lapierre, directeur du système d’information à la Mutualité Française.

Il a posé les thèmes de cette journée en évoquant l’ensemble des actions menées en France ; il parle de la télémédecine et des progrès technologiques mis à la disposition des patients et des professionnels de la santé. Cette évolution est en marche avec des avancées et des lenteurs car il est indispensable que le financement des actes de surveillances à distance soit bien pensé et que ce changement soit réalisé en tenant compte des acteurs de terrain.
A l’avenir, le domicile va prendre une place plus importante ; il est le lieu de vie mais deviendra le lieu de la santé. Cet axe du domicile s’accompagnera de cette technologie de l’information qui ne cessera de prendre une place de plus en plus prégnante. Cette technologie aura une présence prépondérante avec une fonction aidante.
L’orientation vers la personnalisation de la prise en charge ira de paire avec cet apport de ces réseaux de communication avec une intensification du partage des informations mais surtout une maîtrise coordonnée entre patient et professionnels.
Nous devrons accorder une place différente au patient qui est plus informé qu’auparavant, ce qui le prépare à devenir acteur de sa santé.

L’inconnu fait peur mais la connaissance et la maitrise de cette connaissance aboutira à diminuer cette peur d’avoir devant soi un patient qui en sait « plus » que le soignant.

Ensuite, le premier groupe de conférences se donne autour du thème les faits marquants de l’évolution de la e-santé avec la parole de grands témoins.
Madame Catherine Cerisey, E-patiente, auteur du blog « après mon cancer du sein », Co-fondatrice de Patients et Web, rappelle que le patient est la principale ressource du système de santé et que cette ressource est sous exploitée. Attention, ne pas accorder au mot exploité des notions économiques qui viendraient anéantir la place que nous devons réserver au patient.
Elle insiste sur l’évolution de la notion de patient et ce par la place qui de facto qu’il occupe et ce en parallèle avec ses connaissances. En effet, l’accès à l’information s’est intensifiée.
Le patient prend la parole de plus en plus, ceci est assez nouveau dans un processus progressif  qui va augmenter sans cesse ; ce phénomène est perçu avec questionnement par les professionnels car cet état les surprend.

Le constat que nous observons ce sont les échanges entre les patients, ils parlent de leur vécu. Face aux médecins, le patient explique sa situation, il donne l’impression qu’il sait …les professionnels ne doivent pas en avoir peur !

Catherine Cerisey s’exprime contre le fait que le patient soit au centre et les professionnels sont autour de lui, elle nous dit que c’est la maladie qui est au centre et le patient dans le cercle .
Le patient, nous ne le prenons pas en charge, c’est lui qui se prend en charge.

Quand nous parlons, nous dit elle de e-patient, il ne s’agit pas de parler du patient « électronique », le « e » signifie éduquer, plaçant en force l’empowerment.
Un ePatient (ou e-patient) est une expression inventée par le docteur Thomas William Ferguson qui désigne un patient qui se donne le pouvoir en s'impliquant, en s'éduquant et en se donnant les moyens de faire face à sa situation.
Il s’agit d’une nouvelle émergence, les professionnels en sont de plus en plus conscients, le patient apprend de plus en plus vite grâce à internet, le patient de demain sera différent de nos patients d’aujourd’ hui.

Ensuite, vient le dr Pierre Simon, président de l’ ANTEL ( Association Nationale de Télémédecine) parle de la santé par internet ; en 2000, un plan santé sur le e-santé est lancé avec un solide budget ; en 2007, il reçoit du président Nicolas Sarkosy une mission : évaluer les suites du plan de 2000.

Le dr. Pierre Simon constate un bilan qui est très mitigé, il perçoit que sur le terrain le e-santé est mal vécu, est incompris…c’est ainsi que la loi sur la Télémédecine a été promulguée afin d’établir un cadre législatif.

Ensuite Vincent Rialle, président de la société Française des Technologies pour l’Autonomie et la Gérontologie, maître de conférence, Université de Grenoble, praticien hospitalier au CHU de Grenoble rappelle que le mot éthique vient du mot grec ethos qui signifie façon de vivre et lieu de vie ; l’éthique nous apprend à bien penser la vie et les lieux de vie.
Suite dans mon prochain billet…

Demain, je vous ferai écho de la table ronde consacrée au thème suivant : « en quoi et comment les technologies de l’information et de la communication favorisent la démocratie sanitaire ? »

Joseph Bellon
12/5/2014 - Congrès FNIB - Légendes ou réalités ?

Légendes ou réalités ? 

Congrès FNIB 2014, le lundi 12 mai 2014 de 9h à 17h (inscription en ligne)