Les 23èmes Journées ATHOS - « Vers un encadrement éthique de la e-santé et de la télémédecine. »
Monsieur Jérôme Beranger, chercheur associé, espace éthique méditerranéen.
«  Vers un encadrement éthique de la e-santé et de la télémédecine. »
(Tiré du résumé ) Les dispositifs de télémédecine, de consultation à distance, d’e-santé ou de m-health posent des problèmes nouveaux aux professionnels de santé, d’ordre judiciaire, médical et de réparation, relatifs à des nouvelles exigences de légitimité du droit à l’information provoquant une certaine désorganisation et un bouleversement dans la relation médecin-patient.
A cela s’ajoute une  véritable prise de conscience et remise en cause éthique sur la confidentialité, le droit et liberté d’accès, la sécurité, la responsabilisation et le secret médical qui entourent l’utilisation de l’information médicale via ces nouvelles technologies de l’information et de la communication ( NTIC).
Cela nous amène à nous
demander comment la modernisation « technologique » de l’usage de ces NTIC en santé peut s’accompagner d’une modernisation « éthique » dessinant un système d’information à visage  humain ?
Face à cette nouvelle technologie, les acteurs concernés remettent souvent cette avancée en constatant notamment : (inspirés des slides )
  • L’abandon de certaines valeurs, règles et principes humains ?
  • Quel est le droit et la liberté d’accès aux données ?
  • Le citoyen possède encore le contrôle de ses données ?
  • Quelles seront les garanties concernant la confidentialité et de la sécurité des données personnelles ?
  • Ces NTIC ne vont-elles pas reléguer au second plan la pratique clinique et thérapeutique ?
  • Si nous faisons un focus sur la Télé-radiologie, quels sont les risques ? des questions sur la confidentialité, la dilution des responsabilités, la complexité du suivi des DM, dépendance technologique….
  • Des questions sur les risques et enjeux des Big data médicaux ?
  • Quelle valeur scientifique ?
  • Quel sera la place du jugement du praticien ?
  • Mise en péril du respect de la dimension humaine ?
Le renouvellement des outils de lecture de traduction et d’exploitation de ces bases constituent l’un des enjeux majeurs de la recherche dans les prochaines années.
Présentation du modèle d’analyse éthique appliqué au système d’information
( SI) consistant à confronter les fondements éthiques de l’architecture théorique d’un SI composé de 4 principes , principe d’autonomie, de bienfaisance, de non-malfaisance, de justice.
Le principe d’autonomie, c’est garantir la confidentialité d’où nécessité de masquer l’identité du patient.
Le principe de bienfaisance, c’est aider à la décision médicale d’où le système doit pouvoir donner les bonnes pratiques.
Le principe de NON-malfaisance, c’est minimiser les torts faits aux patients d’où l’importance de mettre en place des dispositifs de veille.
Le principe de justice, c’est renforcer la transversalité des services d’où le développement de connexion ou réseau interne.
 
 
Une question fondamentale, c’est la valeur de la donnée personnelle de santé.
  • La valeur d’une donnée se définit dans le contexte de l’action, par son contenu, sa redondance, sa diversité et sa quantité mais aussi par son utilisation et son service rendu
  • En éthique, le terme « Valeur » est de l’ordre du devoir-être. C’est un étalon de mesure qui permet de jauger les faits
  • Evaluer une information, c’est également déterminer la stratégie de sa diffusion
  • Il revient de mesurer la valeur intrinsèque puis d’usage de celle-ci.
    La valeur d’exploitation de la donnée selon les principes suivants :
  • Bienfaisance : diffusion appropriée de la connaissance médicale envers l’utilisateur de SI constitue un bien-fondé et une légitimité d’action.
  • Autonomie : information préalable (claire, précise, adaptée, compréhensible) garantit le consentement éclairé de la personne. Ce dernier agit librement et réalise un acte autonome : intentionnel, volontaire et indépendant.
  • Non-malfaisance : accès limité aux données médicales personnelles selon le profil et la nature de l’utilisateur améliore donc la sécurité, le confidentialité et la protection de ces données.
    Toute cette recherche aboutit à une charte éthique autour des SI. Il y a 33 recommandations d’ordre purement éthique, 9 associés au principe d’ Autonomie, de Bienfaisance et de Non-malfaisance et 6 traduisent le principe de Justice.
     
     
     
     
    Le contenu de cette charte :
  1. Aider à la prise de décision médicale établi par le programme de santé
  2. Œuvrer pour le bien du patient
  3. Partager une information transparente et accessible entre le malade et le programme de santé
  4. S’assurer de la qualité et du choix de l’information transmise au patient
  5. Améliorer la continuité des soins
  6. Soutenir le suivi de toutes les activités de santé
  7. Instaurer auprès du malade une légitimité du droit et du traitement d’information
  8. Etablir un devoir de sécurité, d’intégrité, de traçabilité et de protection des données médicales
  9. < >Développer le colloque singulier
  10. Soutenir une ergonomie intégrée à l’organisation
  11. Définir les règles déontologiques et juridiques
  12. Garantir les droits des patients
  13. Garantir la compétence des programme de soins
  14. Respecter les devoirs des programmes de soins
     
     
    En conclusion, l’orateur précise que la dimension technique est compatible avec la dimension humaine.
    Le SI constitue un lien relationnel entre les acteurs.
    Le SI est le trait d’union dans la relation médecin-patient ( triangulation)
    L’éthique constitue le garde-fou du SI soit équilibre de la médecine.
    En antiquité, nous sommes au niveau médecine 1.0 soit le paternalisme médical lié au serment d’Hippocrate.
    Aujourd’hui, c’est la médecine 2.0, paternalisme éclairé avec un code de déontologie (e-ppocr@te).
    L’avenir, ce sera la médecine 3.0 représenté par la sagesse pratique avec le code d’e-déontologie, éthique réflexive.
    Les nouveaux outils développés que monsieur tout le monde utilise  au quotidien deviennent au niveau de la santé un sujet de préoccupation pour qu’ils soient intégrés dans l’intérêt du patient tout en veillant à garantir la confidentialité au plus haut niveau.
     
     
    Joseph Bellon
    Vice président de SIXI

Tags : Athos 2014



Les 23èmes Journées ATHOS - une suite logicielle au service de la performance hospitalière.
Monsieur Christophe Riou, médecin DIM-SIH du CHU  / Hospices Civils de Lyon nous a parlé : une suite logicielle au service de la performance hospitalière.
(Tiré du résumé ) L’enjeu de l’informatisation des structures hospitalières est fait d’une multitude d’intérêts divergents difficile à mettre en œuvre. Le plan SIH  associé à la loi HSPT, les enjeux de la certification, ceux du plan hôpital numérique et les multiples contraintes liées aux restrictions budgétaires des hôpitaux ont rendu difficile le choix d’une ligne stratégique continue axée sur la durée.
Voici ce que j’ai retenu.
Deux mots clés de cette démarche, la cohérence et la convergence au sein du dossier patient informatisé. L’architecture en silo ne correspond plus à la nécessité du terrain.
Un simple exemple, le poids et la taille où la noter ; ces éléments servent à plusieurs professionnels. La difficulté est de se dire comment gérer le flux des données si vous voulez adapter vos organisations.
Le poids et la taille ne sont pas uniquement une donnée, c’est un déclencheur d’un processus, c’est un moteur d’un événement, c’est une alerte dont il faut donner une suite.
La gestion ne se base plus , nous dit-il, sur la gestion administrative mais sur la gestion du patient, ce qui permet de mieux séparer les aspects administratifs et les aspects patients.
Les données ne doivent plus être mises en silo mais le SIH doit être orienté service. La télémédecine par la bonne gestion des ressources mobiles vient alimenter le dossier du patient comme avec des photos de plaies…
Le SIH de cette façon est aux antipodes de celui en silo, il se démarque des autres SIH hospitalier, il ne reste pas seul.
Le projet évolue le plus là où le plus grand nombre concerné comme les utilisateurs, les professionnels voient leur excellent niveau de satisfaction
et de réponse à leurs besoins et à leurs attentes.
L’objectif poursuivi intègre les données structurées, apporte le partage et l’accessibilité des données.
Le patient admis ne passe plus par l’admission mais dans l’unité où sa carte d’identification permet d’avoir accès à ses données.
Ensuite, le suivi à domicile où le patient est acteur de sa santé.
En résumé, partage, mutualisation, cohérence et convergence sont les maîtres mots.
Nous sommes sur l’axe processus, sur l’axe matriciel avec une logique workflow.
Cette option permet de mieux exploiter le gisement hospitalier et renverser ce qui est prescrit actuellement par les directives pour se diriger vers un système qui répond aux besoins.
Toute cette démarche place le patient au centre du système d’information et au centre de ce qui le concerne au plus haut niveau c'est-à-dire la santé.
Faut il aller dans cette direction qui peut apporter certaines failles notamment au niveau de la facturation, ne faut-il pas préférer un système qui garantisse les qualités avancées dans cette démarche mais en laissant ou développant des liens dynamiques et fonctionnels avec l’administration.
 
Joseph Bellon
Vice président de SIXI

Tags : Athos 2014



Les 23èmes Journées ATHOS - comment collecter automatiquement les paramètres vitaux du patient dans le dossier de soins ?
Monsieur Philippe Barbot, RSIO, centre hospitalier de Bagnols-sur-Ceze nous a entretenu de ceci : intégrer l’univers Biomédical au SIH, comment collecter automatiquement les paramètres vitaux du patient dans le dossier de soins ?
Réalisée manuellement, la collecte des constantes vitales représente une tâche particulièrement chronophage et source d’erreurs potentielles lors de la ressaisie dans le Dossier Patient Informatisé ( DPI) par le personnel soignant.
La volonté d’ Enovacom Patient Connect est de créer une interopérabilité entre les différents systèmes de collecte de données et de garantir la sécurité de ces données ainsi récoltées.
Quelle est l’expérience du Centre Hospitalier de Bagnols sur Cèze de la région Languedoc Roussillon ?
Au sein de cette institution, un tiers des urgences sont hospitalisés et le bloc opératoire pratique 8000 actes par an.
L’option nouvelle qui a été introduite c’est de créer une relation entre la ville et l’hôpital et assurer l’interopérabilité au sein du SIH.


Il est important que les médecins libéraux soient intégrés dans le partage des informations qui concernent la patientèle régionale.
Pourquoi intégrer l’univers biomédical au SIH ?
La raison fondamentale est d’optimaliser le département du système d’information, du  DSI.
L’unité qui a été choisie, c’est la cardiologie car la motivation des médecins étaient au plus haut niveau. La première étape est de valider l’identification du patient dans le DSI, ensuite associer le patient à un appareil pour en gérer les résultats.
Il est donc important dans ce cadre d’inviter les sociétés qui fournissent ces appareils à intégrer cette optique et répondre à cet objectif premier qui est de pouvoir identifier le patient au sein de l’appareil pour ensuite transmettre les résultats.
L’étape suivante est de pouvoir intégrer ces résultats au sein du dossier patient et ce quelque soit l’endroit.
La réussite d’un tel projet tient en premier lieu à la motivation complète de l’équipe soignante au sens large, de vérifier de façon stricte la possibilité d’intégrer des appareils au SIH et ensuite d’être attentif pour l’avenir à maintenir ce cap lors des renouvellements d’appareils.
Cette façon de procéder doit être une condition pour pérenniser  le choix qui a été décidé.
Ceci est une révolution car les logiciels des appareils ont leur propre librairie et leur propre logique.
Pour l’instant, les transmissions se font en PDF mais l’objectif est d’aller vers du structuré apportant ainsi une capacité d’analyse scientifique plus importante.
N’oublions pas que ceci permet de garantir que les données intégrées au dossier d’un patient donné sont bien celles de ce patient puisque son identité été intégrée au sein de cet appareil ; ceci renforce la nécessité impérieuse d’être en accord avec les principes d’identito vigilance.
 
 
Cette option présentée est , je crois, régulièrement souhaitée et même décidées dans nos établissements, le souhait serait de la généraliser car elle apporte cette notion d’intégration forte et porteuse pour une qualité de prise en charge.
 
Joseph Bellon
Vice président de SIXI

Tags : Athos 2014




Luc Robert | Lundi 4 Août 2014 13:31

L’Union générale des infirmiers de Belgique est une ASBL ayant pour mission de réunir les praticiens de l’art infirmier ainsi que de représenter et de défendre les intérêts du secteur. L’organisation entend ainsi promouvoir et développer les soins infirmiers dans leur totalité. Et veiller de la sorte aux intérêts des infirmiers et des patients qui leur sont confiés.


L'UGIB cherche collaborateur h/f
L’organisation est composée de 38 associations professionnelles différentes, originaires des trois régions et communautés. L’union générale est une association indépendante pluraliste. Elle développe ses activités sur tout le territoire belge, en dehors de toute orientation philosophique et politique. Pour mieux analyser, regrouper et défendre les intérêts du secteur, nous recherchons actuellement :
 
COLLABORATEUR h/f
 
Fonction
•          Vous suivez de près les développements pertinents au sein du secteur et veillez à les rassembler et à les mettre à disposition des membres à travers des prestations de service performantes dont vous poursuivez la professionnalisation et l’amélioration de la qualité.
•          Vous veillez à rassembler les différents points de vue du monde du travail et à les traduire dans des recommandations concrètes à l’adresse des milieux politiques compétents, sous la forme de publications et de notes de politique.
•          Vous participez, créez ou renforcez des relations de collaboration et la concertation à l’échelle de l’ensemble du secteur.
•          Vous êtes responsable de la qualité rigoureuse de la budgétisation, du reporting et de l’administration des membres.
 
 
 
 
Profil
•          Vous disposez, grâce à votre expérience pertinente, d’une vision éprouvée du secteur des soins de santé en général et des soins infirmiers en particulier.
•          Vous êtes capable de travailler de manière autonome et faites preuve d’un grand sens des responsabilités.
•          Vous développez aisément vos propres vision et stratégie et les faites passer efficacement.
•          Vous maîtrisez l’art du networking et de la communication.
•          Vous recherchez continuellement des améliorations possibles, les signalez et contribuez activement à leur mise en œuvre.
•          Vous êtes orienté résultat et flexible.
•          Vous vous exprimez parfaitement en français avec une excellente connaissance du néerlandais ou inversement.
•          Vous êtes titulaire au moins d’un diplôme de base en soins infirmiers.
 
Offre
•          Un bon salaire selon le barème 1.80 (salaire annuel brut sans expérience de € 36 618,68 majoré d’une ancienneté pertinente).
•          Une fonction stimulante dans un secteur dynamique et en croissance où l’esprit d’entreprise est apprécié.
•          Divers avantages extralégaux : titres-repas, indemnité hospitalisation et indemnité transport.
•          La fonction peut être exercée à temps partiel ou à temps plein.
•          Lieu de l’emploi : Bruxelles – Diegem (Brussels Airport)
 
Intéressé(e) ?
Veuillez envoyer votre C. V. et une lettre de motivation avant le 30/09//2014 à wouter.gillis@ascento.be  ou par la poste : Ascento, à l’attention de Wouter Gillis, rue Colonel Bourg 105, 1030 Bruxelles (02 600 47 50)
Plus d’informations : Myriam Pietroons, vice-présidente, 0479 29 75 58

annonce_ugib.pdf Annonce UGIB.pdf  (191.94 Ko)