L'expérimentation en Ille-et-Vilaine et dans les Côtes d'Armor concerne 34 personnes âgées - 16 d'entre elles résident en Ille-et-Vilaine, 18 en Côtes d'Armor ainsi que leurs proches. Le dispositif global de services mis à leur disposition permet de faire de la prévention, d'accroître leur sécurité, de maintenir le lien social ou de rompre l'isolement. Le dispositif repose sur un système d'alerte manuel ou automatique, d'un visiophone permettant de joindre en "permanence", en cas de besoin, un centre de téléassistance, les services d'urgences, un proche, les services de la Mairie... Enfin le service est complété par une plateforme innovante permettant de prioriser automatiquement les appels en fonction de la nature de l'alerte et d'un cahier de liaison électronique mis à disposition des acteurs médico-sociaux.
Le vieillissement de la population française met à jour un double enjeu, sociétal et économique, auquel doivent faire face les collectivités territoriales avec le manque de places en instituts spécialisés et le coût de la mise en institution. En effet, aujourd'hui en France, sur les 11 millions de personnes âgées de plus de 65 ans, 1,1 million ont plus de 85 ans (1,6 million en 2010(1)). Une partie de ces personnes connaît des troubles liés à l'âge(2). Dans ce contexte, les collectivités territoriales, et tout particulièrement les départements dans le cadre de leur mission d'action sociale, souhaitent répondre au mieux aux attentes et aux besoins des personnes âgées et de leur entourage, en explorant les voies les plus innovantes, porteuses d'avenir, dans le domaine de l'aide au maintien à domicile.
L' expérimentation d'Autonomie Services s'inscrit dans le prolongement des politiques gérontologiques mises en oeuvre par les départements de l'Ille-et-Vilaine et des Côtes d'Armor. Soucieux de respecter le désir des personnes âgées et de leur proche de demeurer le plus longtemps possible dans leur environnement familier. Ce dispositif qui s'appuie sur des technologies et services mis au point par France Télécom contribue à différer l'entrée dans un établissement de soins ou hospitalier, et ce d'autant plus, que les places en structures d'hébergement sont insuffisantes.
(1) Source : Insee
(2) Ainsi, 800 000 personnes seraient en perte d'autonomie (elles seront 1.2 million personnes dépendantes en 2040 ).