En quelques années, la consultation des sites Web consacrés à la santé a explosé. Selon des chiffres publiés sur le Monde du 20 février 2007, « depuis sa création en 2000, un des sites leader du secteur, a vu son nombre de visiteurs doublé chaque année. En décembre 2006, selon les données de Médiamétrie, 4 305 000 personnes ont consulté au moins une fois au cours du mois ce site »
Selon le dernier baromètre du Cercle santé société, 31 % des Français surfent plus ou moins régulièrement sur Internet pour trouver des informations relatives à la santé.
Les personnes recherchent surtout des informations et des explications concernant un symptôme, une pathologie ou un traitement mais souhaitent aussi entrer en contact avec des personnes ayant les mêmes problèmes de santé pour partager expériences et conseils.
Ce phénomène modifie la relation des personnes soignées avec les professionnels de santé. Nombre de soignants expriment quelquefois un certain « agacement » ou même des « craintes » devant ce phénomène. L’usage d’Internet bouscule les modes de relation et la « hiérarchie du pouvoir médecin/patient et soignants/patients. Certains professionnels ont bien compris ces attentes et se sont investis pour créer des sites à forte valeur « d’information et d’éducation ».
Le plan 2007-2010 pour améliorer la qualité de vie des patients atteints de maladies chroniques prévoit la création dès 2007 d’un site portail d’information sur les maladies chroniques et le développement de la formation à l’éducation thérapeutique des professionnels de santé.
Les associations de consommateurs et d’anciens patients tiennent une place importante dans la diffusion d’informations.
Dans les sites Internet, ils témoignent de leurs expériences et proposent des espaces d’échanges sur des forums de discussion, encouragent la création de blogs et autres initiatives.
C’est un important besoin d’information qui s’exprime ainsi, mais c’est aussi la volonté des patients et de leurs familles d’être reconnues comme les premiers acteurs concernés et capables de participer aux décisions qui les concernent.