Béatrice Fernon , enseignante chercheuse à Paris Dauphine( France), nous a parlé de la place des soins infirmiers dans l’économie de la santé, enjeux d’avenir.
Après avoir évoqué des notions d’économie de la santé, la démonstration était faite de l’absence des données infirmières qui sont extrêmement nécessaires à connaître pour établir la bonne adéquation entre besoins de santé et répartition des ressources disponibles.
La nouvelle gouvernance doit intégrer l’ensemble de toutes sources d’information.
Pour atteindre cet objectif, l’outil informatique doit apporter sa part pour traduire au mieux l’activité au sens large des soins infirmiers mais doit rester un outil.
Les orateurs et les échanges lors des questions et réponses après les exposés souhaitaient avec force que le choix de logiciels soit réalisé avec les soignants eux-mêmes.
L’ AFEDI, Ile de France nous a remis un feuillet dont un des thèmes est d’enrichir le réseau d’échanges par l’actualisation et en informatisant le fichier «plan de soins guides».
Tiens, tiens, c’est une démarche que nous réalisons aussi chez nous, du moins, chacun s’ y prépare (adresse courriel : ) avec ou sans aide de sociétés informatiques.
Ce groupe veut aussi développer la recherche / classifications en Soins Infirmiers et communiquer cette recherche : «DI, facteur de professionnalisme».
Comme je l’ai souligné au niveau du titre de ce billet, l’élection présidentielle française va-t-elle prendre en compte la place des infirmières? Non pas pour plaire mais pour traduire au quotidien la place méritée par les infirmières au niveau de la politique de santé publique de la France.
Effet temporaire ou effet durable ? C’est l’avenir qui nous le dira. En tout état de cause, Ségolène Royal adopte un style qui se veut tenir compte de l’attente des citoyens et qu’elle prépare de cette façon son programme.
Tout cela, c’est de la politique mais tout est politique !
Espérer que cette opportunité soit bénéfique pour la profession infirmière, pourquoi pas ? Pour autant que le malade en soit le principal gagnant et que la profession infirmière évolue et soit encore mieux reconnue.
(1) Bailat, A. ( 2004) « transmissions ciblées : quand la philosophie de soin fait le lit du libéralisme. Services publics, 20. Document téléaccessible à l’adresse : htpp://www.ssp-vpod.ch/ssp/ge76.htm
(2) Hagey, R.S., et McDonough,P.( 1984). The problem of Professionnel labeling.Nursing Outlook, 32, 151-157.
(3) Lambert, C. ( 1985). Le diagnostic infirmier : un bienfait ou un méfait ?L’infirmière canadienne, 27(8), 17-19.