L'implant électronique sous cutané, prétexte médical comme faire valoir et instrumentalisation du corps médical destinée à son expansion.


Rédigé le Samedi 2 Septembre 2006 à 00:00 | Lu 12877 commentaire(s)


NDLR: SIXI, toujours à l'affût des nouvelles technologies, a publié récemment des articles sur la RFId, l'identification par radio fréquence. Nous avons notamment présenté un projet d'implant dans le bras des patients.
Ne souhaitant pas véhiculer une pensée unique et sensible aux problématiques éthiques (et économiques?) de ces nouvelles technologies, nous avons ouvert nos colonnes aux auteurs du site "JAMEH" (Jamais Avec la Manipulation Electronique de l'Humain).
Cet article très bien documenté (en copyleft), sous un titre accrocheur, se révèle une excellente opportunité de réflexion sur le sujet.
Nous laissons, bien entendu, l'entière responsabilité du contenu à leurs auteurs.
Le débat est ouvert, n'hésitez pas à utiliser la rubrique "commentaire" pour donner votre opinion.


Proposition d'analyse et de réflexion sur le rôle des médecins et des acteurs médicaux et paramédicaux, quant au développement et à l'usage des implants électroniques dans leur pratique de soins.

Le développement fulgurant ces dernières années des puces électroniques implantables augure d’un mésusage : ceci découle du désir des promoteurs de développer de nouveaux marchés très lucratifs et du souhait d’autorités politiques, démocratiques ou non, d’avoir un outil supplémentaire de « gestion » des populations.

L’exemple des Etats-Unis est révélateur d’une certaine tendance qui commence à faire tache d’huile de par le monde. Là bas, la promotion de ces technologies à visée médicale a pris de l’avance.

Ceci a commencé par l’usage de bracelets électroniques destinés a priori au meilleur suivi de patients aux pathologies lourdes et chroniques.

Bien évidemment, cela ne suffit pas : Une société créatrice d’implants électroniques, VeriChip Corporation™(3) propose leur introduction dans le corps des patients. Les implants regrouperont au départ un numéro d’identification et un accès au dossier médical.

Déjà de nombreux hôpitaux américains ont adopté la technologie d'identification Verimed™ de cette société, dans leurs services d'urgences. (1) Ainsi les patients implantés pourront être y être scannés.

Au-delà des arguments médicaux se cache un puissant lobbying : Tommy Thompson, l'ancien Secrétaire d'Etat à la santé et aux services humains du gouvernement Bush, (2) a quitté son poste au printemps 2005 pour faire partie du conseil d’administration de VeriChip Corporation™ (3), entreprise leader sur le marché des implants sous-cutanés. Ceci révèle le lien entre les institutions officielles et cette entreprise.

Un deuxième élément ? La FDA, organisme gouvernemental qui délivre les autorisations pharmaceutiques de mise sur le marché, a émis beaucoup de réserves (4) quant à la commercialisation de cet implant (danger lors d’IRM, migration du dispositif, infection douloureuse en cas de cassure du matériel, etc ) et malgré cela elle a autorisé sa diffusion.

3e élément : VeriChip Corporation™ est une filiale de Applied Digital. Ce dernier a été et est toujours un fournisseur régulier du gouvernement américain par le biais d'une autre filiale, Government Telecommunications, Inc. (GTI). Grâce à elle, c'est 50 % des revenus d' Applied Digital en 2004. Et cette année là, une modification favorable du contrat qui reliait GTI et le gouvernement fédéral favorisera le développement du produit phare actuel Verimed™ (4)b

Comme les sociétés du même genre, les objectifs de VeriChip Corporation™, s’appuient sur des arguments médicaux ou humanitaires, pour favoriser l'acceptation par le public de la nécessité et du bien-fondé de cette technologie, et donc de l'y accoutumer. Progressivement les champs d'application de cet outil seront étendus et il sera plus facile de le faire admettre pour d'autres objectifs.

C'est en partie la question qu'a soulevée un sénateur américain, Marlin Schneider, qui craint les dérives sécuritaires ayant cours aux Etats-Unis (5) . Ce sénateur redoute un usage anti démocratique des implants sous-cutanés aux USA. (En rappel : le Patriot Act restreint considérablement les libertés fondamentales aux USA et en Europe, en particulier en France, les lois Perben 1 et 2 suivent la même logique.).

Des craintes justifiées : Tommy Thompson (L'ancien Secrétaire d’Etat à la santé, membre du CA de VeriChip Corporation™!) et gouverneur du Wisconsin, a envisagé un projet de loi en 2005 rendant obligatoire la mise en place de ces implants à toute la population américaine. D’autre part, un autre projet de loi de l’administration républicaine visait, sous couvert de sécurité et de lutte contre le terrorisme, à injecter la micro-puce aux enfants, dès leur naissance. " (6)

En Europe, le phénomène de dissémination de la technologie des implants suit le même parcours. En France, la politique actuelle est de favoriser la dissémination des bracelets électroniques en milieu hospitalier : leur utilisation systématique est prévue dans les maternités du Havre fin 2007 (7). Pour les personnes atteintes de maladie d'Alzheimer, le port de bracelets électroniques est envisagé afin de tranquilliser personnels médicaux et familles.

Aspects du lobbying français

Un ouvrage portant le nom de « Livre Bleu », , édité par le Gixel (Groupement des industries de l'interconnexion des composants et des sous-ensembles électroniques), condense les attentes de ces entreprises. Ce livre vise entre autres à familiariser le public avec la biométrie et toutes les technologies de communication ainsi que celles utilisant des puces RFID. Ce rapport a été remis au ministre délégué à l’Industrie, Monsieur Devedjian, en 2004 pour officiellement demander le soutien des autorités. (8).

On peut sérieusement se poser la question du temps qui passera entre la vulgarisation des bracelets électroniques auprès du public français et la transition vers la dissémination des implants souscutanés. Selon Norbert Paquel consultant spécialiste du milieu médical, interviewé le 14 janvier 2006 par un journaliste d'Europe 1, dans le cadre des rencontres d'Autrans :

Il déclare « que d'ici 10 ans toutes les personnes sous traitement médical, le diabète étant cité, seraient suivies médicalement sur Internet via une puce sous-cutanée implantée, celle-ci indiquant aux médecins leurs paramètres biologiques, ainsi que le suivi (ou non) du traitement prescrit. Des sanctions sont prévues en cas de non respect du traitement. Le journaliste a dit : "Ce n'est pas sérieux, c'est une plaisanterie ?" - Réponse : "Absolument pas, dans 10 ans cela se passera ainsi."

Se pourrait-il qu’infantiliser, déresponsabiliser, pister et contrôler soient des éléments d'une pratique médicale de qualité entre les patients et les soignants ? La nature de ce type de relation pour des motifs économiques (rapport : prise en charge/coût), fait également partie des arguments qui sont et seront utilisés pour étendre ces systèmes.

Les bracelets tout comme les implants ne deviendront finalement que des "cache-misère" censés résoudre tous les problèmes du corps médical : à savoir ses dysfonctionnements issus du manque de moyens financiers et de personnel dans le milieu hospitalier, ambulatoire et dans la prise en charge médico-sociale des patients.

Piratage

Contrairement à ce qui a été annoncé par VeriChip Corporation™, il a été prouvé que l’implant migre assez rapidement depuis son emplacement originel. Ensuite il a été démontré que le piratage de ces implants par des hackers est certain (9). Ceci a été constaté par un groupement de défense des libertés civiles aux Etats-Unis démontrant leur manque de fiabilité, rendant caduc l'argumentaire de leurs promoteurs sur leur potentiel de sécurité déclaré inviolable (système promu dans le milieu médical, sécuritaire, gouvernemental, défense, industries sensibles).

Exit donc le secret médical pour les patients implantés ! L’implant est vanté comme outil pour lutter contre le terrorisme aux USA : la démonstration de son piratage prouve indéniablement qu'une technologie simple à la portée de gens, d'Etats malveillants ou de terroristes peut rompre la sécurité virtuelle de cet implant.

Et que dire de la puce RFID mise au point par le Laboratoire Central de Recherche Hitachi : « la puce RFID mesure 0,15 mm sur 0,15 mm et fait 7,5 microns d'épaisseur, ce qui en fait également la puce la plus mince du monde. Ceci représente un quart de la taille et un huitième de l'épaisseur de la précédente mu-chip de la firme, présentée en 2003. » (9)b. A quoi pourrait bien servir cette puce ?

Quel est l'aspect pratique qui justifie à terme sa miniaturisation ? Bien que contestable, l'usage des puces RFIDs dans le suivi des biens est amplement suffisant. Quels seraient le bénéfice et les dérives pour chacun d'une constante miniaturisation et de leur utilisation éventuelle sur le plan médical, politique ou commercial ?

Le rapport Reflex

Dernier point : le rapport Reflex réalisé par un institut indépendant allemand (Verum) et financé par l’Union Européenne démontre la nocivité des champs électromagnétiques utilisés notamment par les antennes-relais, les téléphones portables, les émetteurs et récepteurs des puces RFID, et tout système utilisant ces champs d’énergie. Ces fréquences rompent partiellement les chaînes d’ADN et favorisent l’émergence des pathologies cancéreuses entre autres.(10)

Or les bracelets électroniques et les implants sous-cutanés fonctionnent par des systèmes émettant et recevant ces ondes électro-magnétiques nocives.

Conclusion : l'implant sous-cutané se résume ainsi :

  • il est au service d'une logique commerciale et sécuritaire de leurs promoteurs, basée sur la peur.
  • les prétextes médicaux et anti-terroristes sont leurs faire-valoir pour son acceptabilité.
  • le milieu médical est utilisé à la fois comme promoteur et diffuseur de ce système : les bracelets qui dériveront vers les implants.
  • c’est un "cache-misère" du manque de moyens financiers et de personnel en milieu médical
  • ceux qui les produisent influent sur la politique nationale et internationale des USA pour favoriser leur expansion.
l[c’est un outil potentiellement antidémocratique, envisagé sérieusement aux USA, et certainement très intéressant pour des régimes totalitaires.]i
  • c’est un système piratable et peu fiable : usurpation d'identité, accès au dossier médical, numéro de sécurité sociale, etc.
  • c’est un système dangereux pour la santé par son inclusion dans le corps et par les ondes utilisées pour son fonctionnement.
  • un procédé encore plus fin se prépare peut-être déjà en coulisse étant donné le développement des nanotechnologies.
Au vu de ces éléments, vous êtes potentiellement les vecteurs en première ligne pour disséminer cette technologie sous des prétextes médicaux. Une réflexion de fond semble nécessaire car votre participation éventuelle à ce programme s’éloigne des objectifs de votre engagement médical.

Merci d’avoir lu ce document avec attention et pour toute question vous pouvez nous contacter:
jameh@skynet.be
Notre site : http://www.jameh.org
Citoyennement, Le Mouvement JAMEH.

L'implant électronique sous cutané, prétexte médical comme faire valoir et instrumentalisation du corps médical destinée à son expansion.
Le Mouvement "JAMEH" est issu d’une prise de conscience collective de citoyens sur les implications éthiques, sociales, sanitaires et politiques dans l’usage actuel et en devenir des micropuces et des implants électroniques

Annexes (1) (2) (3) (4) (4)b (5) (6) (7) (8) (9) (9)b (10)

(1) VeriChip Corporation augmente l'adoption du système VeriMed pour l'identification des patients «VeriChip Corporation, une filiale de Applied Digital (NASDAQ: ADSX - news), un fournisseur principal d'identification et de technologie de sécurité, a annoncé aujourd'hui que 68 bâtiments médicaux, y compris 65 hôpitaux, ont à présent accepté de mettre en application le système VeriMed™ pour l'identification des patients... »

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(2) lien
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(3) lien
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(4) lien

Selon une lettre publiée par la FDA le 12 octobre, la micro-puce d'identification, qui est considérée comme une manière immédiate d'obtenir les antécédents médicaux au sujet du porteur, a plusieurs effets négatifs possibles. "Les risques potentiels pour la santé associés au dispositif sont: une réaction défavorable des tissus, la migration du transpondeur implanté,
l'échec du transpondeur implanté, une interférence électromagnétique, des risques électriques, une incompatibilité avec l'imagerie à résonance magnétique (IRM) et avec l'aiguille"

" CASPIAN cite un document de la Food and Drug Administratrion discutant des systèmes d'imagerie par résonance magnétique, qui indique que "les courants électriques peuvent être induits dans des implants conducteurs en métal" qui peuvent causer "des brûlures potentiellement graves chez les patients."

" Il y a un risque que ces transmissions puissent être interceptées et reproduites par d'autres ou que - selon l’avertissement des avocats de la vie privée - les dispositifs puissent être utilisés pour pister les mouvements et la localisation d'un individu"

(4)b lien

(5) MADISON -Le représentant de l'Etat Marlin Schneider ne veut pas que le gouvernement se glisse sous votre peau. Le démocrate de Wisconsin Rapids est en train d'introduire un projet de loi qui interdirait à quiconque, y compris le gouvernement et les employeurs, d'exiger que des micro-puces soient implantées dans les personnes. Cela vous semble un peu tiré par les cheveux, comme quelque chose tiré d'un film de science-fiction?

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(6) Mardi 16 août 2005« L'ancien secrétaire de la santé du Président Bush, Tommy Thompson met la touche finale à un plan qui pourrait avoir comme conséquence que les citoyens des USA aient une micro-puce d'identification par radiofréquence (RFID) insérée sous leur peau, a appris The Business… »

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États-Unis : la micro-puce à tous les enfants dès leur naissance ? "Aux États-Unis, un projet de loi de l’administration républicaine, qui pourrait être présenté au Congrès américain dès le début de l’année 2005, vise, sous couvert de sécurité et de lutte contre le terrorisme, à injecter la micro-puce à tous les enfants dès leur naissance. "

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(7) Le bracelet de surveillance pour bébés en France en 2007 Reuters 2006

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(8) « Livre Bleu » dévoilé en juillet 2004, le Gixel (Groupement des industries de l’interconnexion des composants et des sous-ensembles électroniques)

EXTRAIT 35 « Éducation dès l’école maternelle, les enfants utilisent cette technologie pour rentrer dans l’école, en sortir, déjeuner à la cantine, et les parents ou leurs représentants s’identifieront pour aller chercher les enfants. Introduction dans des biens de consommation, de confort ou des jeux : téléphone portable, ordinateur, voiture, domotique, jeux vidéo le développement des services « cardless » à la banque, au supermarché, dans les transports, pour l’accès Internet…

La même approche ne peut pas être prise pour faire accepter les technologies de surveillance et de contrôle, il faudra probablement recourir à la persuasion et à la réglementation en démontrant l’apport de ces technologies à la sérénité des populations et en minimisant la gène occasionnée. »

Rapport remis au ministre délégué à l’Industrie, Monsieur Devedjian, en 2004

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(9) "Si vous regardez la VeriChip purement sous l'angle des affaires, c'est un produit ridiculement défectueux ," dit McIntyre. Elle note que le chercheur en sécurité Jonathan Westhues a montré à quel point il facile est de cloner une VeriChip implantée dans le bras d'une personne et de programmer une nouvelle puce avec le même numéro. La démonstration du clonage (de verichip) de Westhues est accessible en ligne ".

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(9)b RFID Hitachi mesure 0,15 mm sur 0,15 mm et fait 7,5 microns d'épaisseur

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(10) L'énergie par radiofréquence démontrée nocive pour l'ADN

«L'étude "RÉFLEX" menée sur quatre ans, financée par l'union européenne, a découvert que les cellules exposées à des radiations électromagnétiques montraient "une augmentation significative des cassures de l'ADN simple et double". .»
Source: Reuters, 12/20/04

Le rapport "RÉFLEX"




1.Posté par Damien le 24/08/2006 09:48
Bientôt Blade Runner!!
Vu le monde dans lequel nous vivons, la dérive sécuritaire et la possibilité de piratage paraissent quasiment inévitables.

2.Posté par sarah le 09/08/2008 17:15
jai 18 ans et sa me fais peur tt sa il fo kon resiste contre sa ils veulent faire de nous des esclaves biensur rockfeller est derriere tt sa ils nous manipulent


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