Associations professionnelles et syndicats partagent l’opinion que la charge induite par l’enregistrement du DI-RHM (Données Infirmières du Résumé Hospitalier Minimum) est l’élément « en trop » dans le contexte de surcharge de travail actuelle : les exigences liées à son enregistrement induisent un travail supplémentaire que les professionnels de terrain ont de la peine à comprendre et assumer.
L’intérêt de disposer d’une banque de données professionnelles exploitables sur divers plans est pourtant incontestable : la mise en évidence de profils de patients et de soins sous l’angle infirmier ainsi que des professionnels actifs au moment de ces enregistrements est exploitable dans divers registres. Ces données sont plus appropriées que d’autres dans le financement hospitalier puisqu’elles concernent et représentent directement les activités financées. Mais elles permettent aussi d’autres applications à d’autres niveaux, de l’hôpital au fédéral : évaluations qualitatives, comparaisons entre services ou unités de soins, profils de soins par programme ou par groupes de patients, … etc.
Les avantages secondaires de cet enregistrement sont indéniables sur le plan de l’organisation des soins : pour être admis, les éléments du DI-RHM doivent se retrouver au dossier du patient, sous des formes codifiées et intégrées dans un plan de soins adapté à chaque patient ; la tenue du dossier patient est indispensable car il permet une transmission d’informations professionnelles indispensables à la continuité des soins et aux collaborations interprofessionnelles.