Baptisé RST, par analogie au RSW -Réseau de Santé Wallon-, le système tournaisien a une vocation purement intra-hospitalière : il fonctionne dans un réseau privé et, contrairement au RSW, il n’est initialement pas conçu pour assurer une liaison directe avec les médecins généralistes, par exemple.
Si le principe est le même que celui utilisé par le Réseau de Santé Wallon, le système tournaisien a une application plus limitée. En effet, la vocation du RSW est de permettre à des acteurs de santé dispersés (hôpitaux, laboratoires, médecins traitants, …) de partager l’information, sans imposer de logiciel unique. Ce système plus complexe implique notamment des aspects de connexion sécurisée, de cryptage, d’adhésion volontaire des médecins et des patients, d’authentification et de lien thérapeutique entre le patient et le médecin, ... «La maquette expérimentale du Réseau de Santé Wallon a servi de base dans l’élaboration du noyau du RST», confie Daniel HOMERIN, Chef de Projet Informatique U.M.T. «Elle avait fait la preuve du concept. Nous ne voulions pas réinventer la roue. Nous voulions gagner du temps. Et surtout nous avons cru très tôt au potentiel extraordinaire d’un tel réseau à l’échelle wallonne. C’est pourquoi, nous voulions être totalement compatibles avec lui. Tournai joue d’ailleurs un rôle important dans la deuxième phase du RSW, puisque nous en avons développé le cœur.»
Si le RST est amené à évoluer rapidement, l’U.M.T. participera parallèlement activement au développement du Réseau de Santé Wallon, dimension qui s’inscrit tout naturellement dans le défi lancé par les hôpitaux de Tournai : faire de la Wallonie Picarde, une référence régionale en matière de soins de santé.