Ce document révèle que la part du Résumé Infirmier Minimum dans le budget global des hôpitaux a augmenté depuis 2005. Il fournit également diverses méthodes pour obtenir, à l’aide du feed-back individuel financement et du feed-back fédéral financement de plusieurs années, des informations utiles en vue d'expliquer la hausse ou la baisse d'un hôpital dans les déciles.
Le document montre aussi que, sur les trois années d’enregistrement, le personnel est de plus en plus qualifié. Ce phénomène s’inscrit dans le prolongement de la tendance déjà observée entre le RIM 1988 et le RIM 1998.
Si on étudie l’évolution de la valeur nationale en points de quelques zones, on constate que les tendances des valeurs nationales en points suivent les tendances des médianes des équivalents temps plein par patient (ETP/obs). C’est en effet la médiane des ETP/obs qui contribue le plus au calcul des valeurs nationales en points des zones.
L’examen plus approfondi des zones ZIP nous apprend notamment que, globalement, le pourcentage de journées des séjours d'hospitalisation classique dans les zones ZIP augmente légèrement. Au niveau des services, le pourcentage de journées des séjours d'hospitalisation classique dans les zones ZIP reste relativement stable, sauf pour les services I et NIC, où une hausse est constatée. On observe également que la plupart des journées des séjours d'hospitalisation classique sont situées dans la zone 19, et qu’il existe dans le temps des glissements entre les zones ZIP. Le document montre également que la plupart des journées des séjours d'hospitalisation classique en ZIP et la plupart des unités de soins dans les zones ZIP relèvent du service I.
Nous constatons également que la largeur des déciles pour les années de financement 2004, 2005 et 2006 demeure plutôt stable. Les déciles extrêmes sont nettement plus larges que les déciles centraux, en particulier les déciles les plus élevés. Les déciles les plus hauts tendent à s'élargir avec les années pour les lits CDH*I et les lits E, alors que la largeur des déciles les plus centraux ne varie que peu.
Le classement des hôpitaux par ordre croissant des valeurs en points RIM montre que les points progressent très lentement, excepté pour les hôpitaux avec les valeurs les plus faibles et les plus élevées, pour lesquels la différence est plus grande.
Les petits hôpitaux se positionnent surtout dans les déciles bas (sauf pour les lits E) alors que les hôpitaux moyens et grands sont plus dispersés entre les déciles.
Enfin, nous pouvons conclure que les hôpitaux généraux se répartissent dans tous les déciles.
Les hôpitaux généraux à caractère universitaire ne sont par contre pas répartis uniformément et les hôpitaux universitaires se positionnent surtout dans les déciles supérieurs.
Annelies Ghesquiere, Anne Delvaux – 03/2007