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Le soin des plaies chroniques est méconnu par un Belge sur deux

Coloplast lance un nouvel outil sur internet à l’attention des professionnels de la santé : www.plaieschroniques.be

En Europe, plus de 10 millions de personnes sont atteintes de ce type de plaies au cours de leur existence. Dans notre pays, 100.000 Belges en souffrent. La prévalence est en constante augmentation en raison du vieillissement de la population et de la prévalence accrue de maladies chroniques comme le diabète



Bruxelles, le 6 mars 2007 – Plus d’1 Belge sur 5 déclare avoir déjà été confronté à une plaie chronique. Mais près d’1 Belge sur 2 ne connaît pas la fréquence des plaies chroniques. Le facteur de risques le plus cité par près de 60% des Belges est le diabète. Plus d’1 Belge sur 2 considère que c’est l’infection qui caractérise une plaie chronique. L’enquête révèle également une réelle méconnaissance de la prise en charge : pour 67% des Belges, les plaies chroniques requièrent un désinfectant tandis que près d’1 Belge sur 2 pense que les antibiotiques sont indiqués pour traiter une plaie chronique. Le pansement n’est cité quant à lui que par 29% des répondants. Et si son rôle de protection est bien connu des Belges (cité par 63% d’ente eux), son autre fonction essentielle « garder la plaie humide » n’est citée que par 14% des répondants. Or entretenir un environnement favorable à la cicatrisation des plaies est fondamental dans la guérison afin d’éviter les sévères complications qu’entraînent une plaie mal traitée (infection, amputation..). Tels sont les résultats de la récente enquête menée en janvier 2007 par IPSOS à la demande du Laboratoire Coloplast – leader dans les soins des plaies. Cette enquête vise à évaluer la connaissance et les perceptions des Belges à l’égard d’un problème de santé publique. Cette actualité vient compléter le lancement d’un nouveau pansement contenant un principe actif antalgique qui vient répondre à une autre caractéristique de la plaie chronique jusque-là peu prise en compte, citée pourtant par près d’1 Belge sur 2 : la douleur.

Les plaies chroniques sont en augmentation constante

La raison en est simple : la plaie chronique est un symptôme d’une maladie sous-jacente. Or ces maladies sont en augmentation dans notre société : le diabète, citée d’ailleurs comme premier facteur de risque par près de 60% des Belges. Aujourd’hui 15% des diabétiques présentent une ulcération du pied. Cependant d’autres maladies sont également très largement responsables de cette augmentation : citons les maladies vasculaires à l’origine d’ulcères (qui touchent sensiblement davantage les femmes que les hommes : 3 pour 1). Ces types de plaies pouvant aller de la peau jusqu’à l’os siègent le plus souvent au niveau de la jambe. 88% des sujets de plus de 65 ans en souffrent. Le vieillissement de la population et la diminution de l'activité physique poussent à une augmentation de la prévalence de l'ulcère de jambe. Enfin, il y les plaies de pression, les escarres qui sont souvent liés à l’alitement prolongé : elles concernent 7% des patients hospitalisés et 15% des patients hospitalisés à domicile.

Les plaies chroniques ne sont pas des plaies infectées

Plus de 65% des Belges pensent que l’infection caractérise les plaies chroniques. Cette caractéristique est d’ailleurs la plus souvent citée. Une plaie chronique peut présenter des risques d’infection si celle-ci est mal soignée.
Cette mauvaise définition n’est pas sans conséquence sur la connaissance de la prise en charge. L’enquête révèle en effet que les Belges citent massivement les désinfectants pour traiter la plaie chronique (57%) ; et près de la moitié des répondants citent les antibiotiques. « Le meilleur nettoyant pour toute plaie est l’eau du robinet ou le serum physiologique qui suffisent à nettoyer les plaies, par leur simple action mécanique. Les antiseptiques n’ont aucun intérêt dans une plaie, surtout si elle est chronique. Une fois le pansement adéquat posé, c’est le corps qui fait le reste du travail, précise Walter De Vleeschhouwer de l’hôpital AZ Alma de Sijsele.

Les pansements ne sont cités que par 29% des Belges.

Et 75% des Belges estiment qu’un pansement ne suffit pas pour traiter une plaie chronique. Or si les désinfectants et les antibiotiques ne sont pas nécessaires, le pansement est incontournable dans le traitement local de la plaie chronique. Mais là aussi, on voit que les Belges ont une connaissance limitée du rôle du pansement. Interrogés sur son rôle, les Belges citent majoritairement celui de protéger la plaie (63%). Par contre l’autre rôle essentiel du pansement, « garder la plaie dans un milieu humide » n’est cité que par 14% des Belges. « La pose d'un pansement sur une plaie a deux objectifs principaux : la protéger des agressions extérieures, et entretenir un environnement favorable à sa cicatrisation. Son deuxième rôle est en effet de gérer l’exsudat (liquide qui s’écoule de la plaie), c’est-à-dire de maintenir la plaie en milieu humide sans amener de macération. Le pansement agit comme cette nouvelle matière, le gortex : il va absorber, garder et évaporer l’exsudat » ajoute Walter De Vleeschhouwer de l’hôpital AZ Alma de Sijsele.

La douleur est citée par près d’1 Belge sur 2

Les plaies chroniques sont des plaies qui demandent plus de 3 mois pour cicatriser. Cependant certaines n’ont toujours pas cicatrisé après plusieurs années. Durant tout ce temps, la douleur est une constante pour de nombreux patients. Cette douleur entraîne des insomnies, les empêche de s’alimenter et réduit largement leur mobilité. Dans un certain nombre de cas, elle conduit même à la dépression. "Cette caractéristique est citée par 47% des Belges. Les répondants ont raison de la citer; cependant dans notre pratique la douleur reste toujours peu exprimée et nous le regrettons. Car une bonne gestion de la douleur commence par son expression à un professionnel de la santé afin que nous puissions l’écouter et prendre les dispositions nécessaires. Dans le cas de la prise en charge des plaies chroniques, l’arrivée de ce nouveau pansement est une bonne nouvelle: un traitement de plus dans l’arsenal thérapeutique. On reconnaît la douleur dans le soin des plaies et on apprend aux patients à en parler, et c’est primordial", déclare Sophie Leruth, infirmière à la Clinique de l’Espérance (Clinique de la Douleur – Montégnée) ».

Le site

plaieschroniques.be
plaieschroniques.be
www.plaieschroniques.be

Prendre en charge le traitement des plaies n’est pas toujours facile. Le site se propose d’offrir une aide à la décision quant aux traitements locaux possibles. On y retrouvera:
  • Un arbre décisionnel permettant à un professionnel de la santé de trouvez facilement son chemin dans l’approche d’un traitement local des plaies chroniques
  • Des conseils pratiques adaptés à chaque types de plaies
  • Des choix de pansements en fonction de chaque type de plaies, accompagnés de fiches techniques concernant les pansements concernés
« Nous alimenterons ce site de manière régulière, en y intégrant les résultats d’études publiées, d’études de cas intéressants ainsi que des videos autour du soin des plaies », précise Vincent Burge Sales & Marketing Manager Wound & Skin Care Coloplast.

Stéphane Allard
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