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Un dispositif électronique de lavage des mains pourrait contribuer à la diminution de la propagation des infections nosocomiales

Une cuiller de technologie, une pincée de Pavlov et la contamination croisée sera vaincue, foi du Toronto Rehabilitation Institute.



La technologie canadienne peut fournir aux travailleurs de la santé un rappel approprié pour se désinfecter avant de toucher les patient, contribuant ainsi à l’éradication des infections nosocomiales appelées au Canada «superbugs» dans les milieux hospitaliers.

Même si une bonne hygiène liée au lavage des mains est reconnue pour réduire de façon significative les infections nosocomiales à l’hôpital, des études montrent que les travailleurs de la santé lavent leur mains seulement dans 30 à 40 % des cas avant d’aller voir un nouveau patient. Les médecins, sur place, font parti des pires exemples.

La menace des infections nosocomiales s’accroît sans cesse. Elles comprennent le MRSA (Staphylococcus aureus résistants à la méthicilline) et le Clostridium difficile aussi bien que l'E. coli et la propagation de certains virus d’Influenza.

Maintenant, les chercheurs du Toronto Rehabilitation Institute ont développé un protocole d’hygiène des mains. Il consiste en un détecteur porté autour du cou, un rayon infrarouge au-dessus du lit du patient et un gel alcoolique attaché à la ceinture.

L'expérience de Pavlov
L'expérience de Pavlov
Un travailleur de la santé porte le détecteur et un son est déclenché quand la personne approche du lit du patient, lui rappelant d’utiliser le gel désinfectant. Si le soignant l’a déjà fait, se son ne se déclenchera pas.

Le système enregistre aussi l’heure d’entrée et de sortie dans l’espace de soins de chaque patient et le nombre de fois ou les mains sont désinfectées. Ces données peuvent être transmises à un ordinateur, ainsi chaque membre de l’équipe peut vérifier la totalité du nombre de fois ou il s’est lavé les mains et comparer anonymement avec ses pairs.

L’infirmière Veronique Boscart du Toronto Réhab déclare que deux sonneries lui ont permis d'éviter la contamination du patient A vers le patient B.

« Souvent à cause de la surcharge de travail, je ne pensais pas à me désinfecter les mains entre deux patients, » a t’elle déclaré a CBS News. « Ce système me rappelle de le faire. »

Geoff Fernie, un ingénieur en biologie au Toronto Rehab, a indiqué que le système tient compte des réalités de la vie de l’hôpital. Les travailleurs de la santé on souvent besoin de se nettoyer les mains 150 fois par jour, aussi s’en souvenir à chaque fois devient un enjeu difficile à tenir.

« Ce n’est pas simplement un problème que des paresseux pourront résoudre avec l’éducation ou la discipline » a-t-il déclaré, « c’est un problème qui nécessite une solution différente. »

La communauté et l’Association de Contrôle des Infections Hospitalières du Canada a estimé que 8000 Canadiens mouraient chaque année à cause des infections nosocomiales. Ce qui représente 22 personnes par jour.

Ce système a été essayé par un petit nombre d’infirmières et de médecins au Toronto Rehab, et le retour à été positif. Fernie pense que finalement les patients devront insister pour que les soignants portent le dispositif.

« Je ne peux imaginer que vous allez échapper à ce dispositif ou à un dispositif du même type dans chaque hôpital et dans chaque centre médicalisé » a-t-il déclaré.

Le Dr. Allison McGeer, un microbiologiste et consultant en maladies infectieuses à l’Hôpital du Mont Sinaï de Toronto, dit que l’espoir est finalement que l’hygiène des mains devienne une seconde nature.

«Au bout du compte je n’aurais plus besoin de l’avertissement parce que le comportement aura été intégré. C’est comme mettre votre ceinture de sécurité quand vous montez dans votre voiture. »

L’estimation du coût d’installation du dispositif est de 300 $ par lit. Fernie souhaite que des études ultérieures montrent que cet investissement sauvera des vies.

Pour les deux prochaines années, deux services de l’Hôpital du centre ville de Toronto et deux autres au Toronto Rehab ont été désignés comme sites test. Un service de chaque institution sera équipé du dispositif, pendant que l’autre non.

A la fin de l’étude qui coûtera environs 200 000 $, l’ensemble des résultats de l’hygiène nosocomiale des différents services sera comparée.

Source: CBC.ca
(traduit par Thierry D.)

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